Les plumes de l'été - W, X et Y

Publié le par Nunzi

  Ma participation pour les plumes en W, X et Y, organisé par Asphodèle.

 

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PlumePlus simple, c’est elle qui le disait. Je vous passe sous silence le peu que j’ai réussi à dormir dans la chambre d’ami d’Imogène, remplie de photos de fiers Highlanders posant devant la distillerie de Whisky familiale et d'affiches de western (à cause des chevaux, précisa-t-elle), la douche, le petit déjeuner, mon arrivée au commissariat, cahin-caha, mon départ encore plus rapide comme si je venais d’avaler une pleine cuillerée de wasabi, parce que j’avais oublié… BELLA !

 

En courant à travers Dijon, je tentais de me raisonner en me disant que je craignais seulement le pire. Je rentrai dans la cour intérieure de l’hôtel particulier et découvrai qu’un sagouin avait pris ma place de parking. Je réglerai cela plus tard, montai quatre à quatre les escaliers et ouvris la porte.

Là, je pense que vous êtes comme moi : vous vous êtes rendu compte que j’ai ouvert une porte qui n’était pas fermée à clef. Le temps que l’information arrivât à mon cerveau rempli de yaourt, je me trouvai nez à nez avec ma sœur, Juliette.

-          J’ai roulé toute la nuit.

Elle m’annonça pèle-mêle que :

-          mon cousin allait bien, même si la création de la pièce était compromise. La doublure de l’actrice principale, très morte, était superstitieuse.

-          Elle avait perdu son boulot, compression de personnel, le bio ne faisait pas recette.

 

Je ne vous cache pas que je paniquais. Je savais que le pire que je craignais n’était rien en comparaison de ce que ma sœur pouvait accomplir. Se retirer dans un ashram en Inde, planter son wigwam au beau milieu d’une réserve indienne ou partir observer les wallabies, elle l’avait déjà fait. Que me réservait-elle ? Descendre le Nil dans une yole ? Parcourir Venise en gondole ?

Elle garda pour la fin qu’elle avait plaqué Renaud, professeur de yoga de son état. Pas une grosse perte à mes yeux : Juliette le qualifiait de misanthrope, moi, de xénophobe (ce n'était pas exactement le même défaut). N’ayant plus de travail, plus de copain, elle avait envie

-          De tout envoyer valser ?

Elle acquiesça.

Je lui proposais de s’installer ici. Si je m’étais endetté pour cet appartement aussi grand, c’était bien pour qu’elle puisse venir quand elle veut et y rester le temps qu’il faudrait. Avoir une vie sentimentale proche du néant avait cet avantage :  personne ne pourrait me reprocher d’inviter ma sœur et son chien.

Retour au commissariat, à la vitesse d’un wapiti en furie. La journée passa à la vitesse de l’éclair. Nous progressâmes même de manière satisfaisante dans nos enquêtes. Je n’avais pourtant qu’une hâte : être le soir et retrouver notre bande d’enquêteurs zinzins.

A midi, Imogène nous communiqua d’ailleurs une information importante.

-          Je me sens sotte d’avoir soupçonné Emilie. Elle est dans une maison de repos que je connais bien depuis deux jours, le genre de maison où une alarme retentit dès qu’un pensionnaire sort des clous. 

Le reste de la journée passa comme un rêve, en comparaison à celle de la veille. A vingt heures, nous étions tous réunis chez Hectoria de Magny, qui voulait rester le plus près possible d’Utopie et de ses huit rejetons.

 

 

 

La divisionnaire me demanda mon avis objectif de policier. Après avoir guetté l’approbation muette d’Imogène,  je la questionnai à mon tour au sujet du décès de son père et de sa belle-mère.

-          Imogène d’Arcy. J’oubliai que vous êtes la petite-fille de cette potinière de Phillyda McKellen. Que vous a-t-elle dit exactement ?

Elle répéta quasiment mot à mot ce qu’elle avait dit. Hectoria l’écouta très attentivement.

-          A croire que Phillyda a eu accès au rapport de police. C’est exactement ce qui s’est passé. Sauf que personne ne peut retranscrire l’horreur de ce que j’ai vécu. Pas de la part des policiers, non, ils ont été très humains. Non, l’avocat de la famille d’Emeline a été atroce. Il ne m’a pas accusé de l’avoir tuée, ou d'avoir tué mon père, bien qu’il sache que je les détestai tous les deux. Il a seulement prétendu que j’avais pris l’arme, encore dans la main de mon père, et que je l’avais mise dans celle … de sa défunte cliente. Heureusement pour moi, toutes les preuves matérielles, tous les témoignages abondaient dans mon sens.

-           ?

-          Le chauffeur de bus a indiqué à quelle heure il m’avait déposée : il ne s’est écoulé que six minutes entre ce moment et mon appel. J’ai tellement admiré le travail de précision des enquêteurs que je crois que c’est à ce moment-là que j’ai entrevu la possibilité de faire ce métier. Pour faire comme eux. Découvrir la vérité au plus près. Nous étions dans une sacrée panade, mon frère et moi, quand ma grand-mère wallone est arrivée et a déclarée vouloir prendre la direction du conseil de tutelle. Moi qui ne l’imaginais que sur le yacht d’un de ses amis, en train de jouer au whist en buvant du xérès, ou dans un luxueux wagon de l’orient-express, je m’étais lourdement trompée sur son compte. Elle a renvoyé la famille d’Emeline dans les cordes, les a « rayés  de la carte », comme elle disait, et jusqu’à cette … Je ne sais même pas comment nommer ce qui nous arrive. « Affaire » ? je repoussais de toutes mes forces le moindre souvenir. Je ne sais même pas où Emeline est enterrée ! J’ai des envies de relire le code pénal pour avoir à nouveau les pieds sur terre. J'ai l'impression que quelqu'un joue au yo-yo avec mes nerfs. Oui, entrez !"

J’ai failli dire au commissaire que dire « entrez ! », comme ça, n’était peut-être pas très judicieux. Certes, dans son bureau, elle le disait toutes les dix minutes en moyenne, mais là, si quelqu’un frappe à la porte, chez vous, à vingt heures, alors que vous n’attendez personne, il faut peut-être vous le lever et demander qui c’est avant de dire entrer. Enfin, je dis ça...

 

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 Je vous laisse le choix pour les fiers Highlanders.

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Ielcanardo 27/08/2012 17:03

Je me suis permis de remonter au texte précédent puis de "redescendre" ici... Haletant ton récit ! Cours tu quand tu l'écris ? ;-)

Coincoins langue dehors

Nunzi 27/08/2012 22:35



Pas de soucis ! Je fais pareil avant d'écrire.


Non, mais la première fois, j'ai eu les coussinets en feu pendant deux jours.


Miaous chaleureux !



belladonnachichi 26/08/2012 20:11

« Je suis Duncan MacLeod, né il y a près de 400 ans dans les Hautes Terres d’Écosse. Je suis immortel comme une poignée d’élus. Des siècles durant nous avons attendu l’heure de l’Ultime combat au
terme duquel l’épée qui tranche une tête libère le Quickening, la puissance de l’Éclair. À la fin, un seul d’entre nous survivra »
On frappa à la porte puis Emeline apparut dans l’entrebâillement,…
Je dois relire le texte, ...pour le H, ma préférence va à Adrian Paul .

Nunzi 27/08/2012 22:27



J'en ai trouvé un autre, pour le dernier texte, mais là, à mon avis, je vais surtout faire rire.


Merci de ta visite !



Soene 26/08/2012 08:34

Miaooooou Nunzi, tu dois faire ta pause à cette heure du dimanche...
Après les vampires de Sharon, j'ai moins peur avec ta Police !
Moi, celle que je préfère c'est Utopie et ses bb, trop mignons. Bon, je sais, chiens & chats des fois ça risque, mais avec les Labradors ça marche fort !
Quant au H, contrairement à Miss Aspho, je préfère celui de droite façon "salon", so chic, so english !
Suite & fin avec le Z... dommage...
On se retrouvera pour les vacances de Toussaint, c'est pas si loin !...
Je te fais plein de papouilles là où tu aimes, entre tes zoreilles, sous ton museau ?... partout, partout !
Bien le bonjour à Sharon & ta quat-pat's Family

Nunzi 26/08/2012 18:17



Miaou Soène. Exactement : je fais ma pause toilette (j'adore me laver).


En principe, oui, tu es plus en sécurité, si ce n'est qu'Hectoria n'est pas toujours assez prudente.


Je n'ai pas de labrador à demeure, mais une bergère belge sourde.


Je l'espère, on ne sait jamais - je viens de fêter mes un an sans opération, j'espère que cela va continuer.


Merci beaucoup Soène, je transmets à toute la famille !



Valentyne 26/08/2012 07:14

Trop mignons les petits labradors :-) pour l histoire , j ai un peu perdu le fil , va falloir que j'imprime et que je relise
Bises

Nunzi 27/08/2012 22:28



Mon soucis - félin - est que j'ai envie de raconter plein d'histoire avec Guillaume, et pas forcément avec Imogène.


Bises.



Celestine 25/08/2012 22:17

Euh pour les highlanders, on est vraiment obligé de choisir? Je les prendrais bien tous, je ne sais pas lequel choisir...

Nunzi 25/08/2012 23:12



Non, non, il n'y a aucune obligation de choisir.